Qui va réellement décrocher ?
C'est la première question, et elle est déterminante. Aurez-vous une personne dédiée, une petite équipe qui vous connaît, ou un plateau où l'opérateur change à chaque appel ?
Une bonne réponse est précise : elle nomme le modèle, annonce le nombre de personnes concernées et explique ce qui se passe en cas d'absence. Une réponse évasive du type « notre équipe formée » sans autre détail signifie presque toujours un plateau mutualisé.
Demandez aussi quelle est la formation initiale des personnes qui décrochent. Un secrétariat médical n'est pas un standard téléphonique : le vocabulaire, la compréhension des motifs et le tri des urgences supposent une expérience du soin.
Que se passe-t-il en cas d'urgence ?
Posez un cas concret et écoutez la réponse : un patient appelle en décrivant une douleur thoracique irradiant dans le bras gauche. Que fait votre interlocuteur exactement ?
Une bonne réponse décrit un protocole : bascule immédiate vers le 15, maintien du patient en ligne si nécessaire, alerte du praticien dans la foulée, traçabilité de l'appel. Elle précise que ce protocole est écrit avec vous avant le démarrage et qu'il prime sur toute règle de planification.
Une réponse qui hésite, ou qui parle de « transmettre le message au médecin », doit vous faire renoncer. C'est le seul critère sur lequel il n'y a pas de compromis acceptable.
Les douze questions, en une liste
À poser telles quelles, idéalement par écrit pour garder trace des réponses.
La réversibilité, critère négligé
On choisit rarement un prestataire en pensant à la façon d'en partir. C'est pourtant ce qui détermine votre marge de manœuvre le jour où le service se dégrade.
Vérifiez trois points : la durée d'engagement et le préavis, la restitution de vos données en fin de contrat, et le fait que les accès à vos outils soient bien à votre nom et révocables par vous. Un prestataire qui a créé les comptes à sa main vous tient.
Un contrat sans durée minimale, avec un préavis d'un mois, est le meilleur signal de confiance qu'un prestataire puisse donner : il accepte d'être jugé sur le service rendu, mois après mois.